mardi, mai 22, 2007

Il est bien difficile d'écrire pourquoi on arrive plus à écrire. Autant expliquer le silence en parlant ou serrer tendrement l'absence contre soi.
Pour l'envie, nul doute, elle existe encore.
Pourtant je me heurte aux mots qui manquent, je ne sais que mettre après cette virgule.

Alors je mets en suspension quelques points, mobiles décoratifs, le temps de retrouver le fil...

vendredi, mars 30, 2007

Il faut être bien discipliné pour militer,
Surtout que rien ne dépasse,
Les pensées surtout, les mots c’est moins grave.

Il faut croire plus fort que ceux d’en face,
Tu sais, tes voisins à l’œil mauvais,
Ceux qui n’ont rien compris au monde,
A ton monde auquel tu tiens, qui doit changer avec du neuf pour que tout soit comme avant,
Qui doit changer pour mieux te convenir, à toi et à tous les autres, même à tes voisins à l’œil mauvais, solidarité que diable.

Toi le passant, fais bien attention,
Le danger te guette, il faut choisir une direction,
Le mal est caché dans l’ombre, il est dedans, il est dehors,
Quelque part en France, en Europe ou ailleurs,
Il va te manger, te dépouiller, te délocaliser, t’envahir, t’exclure et quand il en aura fini avec toi, il ne restera rien.

Alors choisis et plus vite que ça.

Un choix raisonné calme et serein.
Un choix qui construit.
Tabula rasa et on avance.

Va donc choisir un bulletin, ils sont posés au fond, tout au fond.

Flûtistes mythomanes,
Perdants jamais magnifiques,
Schizophrènes contradictoires,
Œnologues en lie de calice.

Alors ?

mercredi, mars 28, 2007

J’ai fini par me dire que la boucle était bouclée, que je n’avais plus grand-chose à dire, encore moins à écrire, mais peut-être un peu à faire.
Elle m’a dit « tu as fermé des portes pour en ouvrir d’autres », que voulez-vous, elle trouve mes vérités plus vite que je ne les cherchent. C’est donc ça, ma tête est pleine de courant d’air et les portes y claquent à la volée, je ferme, j’oublie, puis j’ouvre à nouveau pour me laisser surprendre.
Que puis-je bien trouver en écoutant à nouveau le faible murmure caché dans les bruits du monde ?
Il va falloir froncer les sourcils et se concentrer bien fort pour oublier un peu le tintamarre de mon cœur.
Il y a bien quelque chose.
Entre les klaxons de la rue et la télévision en sourdine.

Pierre ?

T’as raison petite voix du monde, c’est un chouette prénom pour mon fils.

mardi, mars 13, 2007

J'aime plutôt l'idée de revenir ici. C'est un peu comme revenir dans une demeure familiale depuis longtemps désertée. Les mots comme des meubles, cachés sous des draps blancs poussiéreux, me murmurent quelques souvenirs.
Comment redonner vie à une vieille demeure assoupie ?
J'ai mis un peu de musique pour commencer.
Elle me va très bien cette chanson.

Best things come from nowhere,
I love you, I don't think you care.

lundi, mars 12, 2007

mardi, novembre 14, 2006

Tout petit.




samedi, juillet 29, 2006

Pour faire taire les appels à la prière, il y a les sirènes annonçant les bombardements.
Les lâches se taisent, puis c'est à qui parlera le plus fort pour que le bruit cesse.
Les hommes et leurs divines cacophonies.
Les diplomates se réunissent, les murs se lamentent.

Au moins il y a des murs pour pleurer, dieu merci.

Immerse your soul in love.
Radiohead

lundi, juillet 17, 2006

Beaucoup de vie dans très peu de temps.
Mon histoire qui va presque plus vite que moi, mais je m'accroche, à la volonté, je me laisserais pas avoir.
Je dépasserais ma vie sur la ligne d'arrivée, d'une courte tête.
Sur la photo finish, vous me verrez en train de regarder légèrement derrière, avec un petit sourire moqueur.
En attendant, je m'accroche.
La garce, quand elle veut, elle accélère bien fort.

lundi, juin 19, 2006

Voudrais-tu partager mon écho,
Me répondre quand je hurle dans le vide,
Car tu es là, partout, ma voix et ma réponse.
Tu m’aimes. C’est une folle nouvelle.
Tout est sans dessus dessous, un beau barnum, les trapéziztes dans la cage aux lions et les clowns en équilibre sur le fil tendu au dessus des abîmes de mon cœur.
Je t’aime.
Epouse-moi.

mardi, juin 06, 2006

Elle est arrivée comme arrive une tempête.

Alors, bien sûr, nous avons courbé l’échine. Ici comme ailleurs, on baisse la tête quand l’orage vient.
Et les maisons de notre village assoupi se sont mises à craquer de bruits sourds et inquiètants.
Certains ont bien éssayé de se protéger, de fermer les volets et d’y clouer des planches. D’autres sont mêmes monté sur les toits pour y fixer les habitudes fragiles avant l’inévitable.
Nous commençions à nous demander combien d’entre elles allaient être arrachées et si nous pourrions les remettre en place, après.

Nous avons attendu, calfeutrés dans nos abris.
Nous avons prié ou maudit, c’est selon.

Elle a commençé par prendre la lumière et balayer les alentours, par vagues.
Elle s’est appliquée à écraser les cœurs et la moindre résistance, comme le vent fait ployer les arbres.
Les premières larmes sont venues timidement.
Nous éspérions encore.
Puis elle s’est abbatue avec une rare violence.
Elle était là, chez nous, sur nos têtes, dans nos cœurs, un déluge, un châtiment.
C’est quand même fou, le poids de l’eau.
Et quel bruit ca peut faire les vieilles charpentes qui s’envolent !
Je crois bien avoir fermé les yeux, à cause de la peur et du vertige.

Etranges souvenirs des derniers jours de nos vies sans amour.