mercredi, août 06, 2008

Revenir a grand peine. Faire de minuscules pas de géants avec sur les épaules le monde et quelques sacs de plumes.
Et tandis que je pose mes bagages, une muse m’accueille en me soufflant les mots que je ne sais pas dire.
Je te suis reconnaissant. Dieu que ce mot contient de sens.

Je déborde de joie.
Et je commence à comprendre qu’il y a en fait beaucoup à en dire.

mercredi, juillet 30, 2008

Ne te force pas.
Essaye quand même, la paresse n’est pas manque d’inspiration.
Allez, force-toi, peu importe le résultat.
Même quand tu sais ne rien dire, c'est encore toi.

mardi, juillet 29, 2008

Carnet de voyage.
Heure solitaire.
Calme comme une plage vide au milieu de la nuit.
Onirique comme un bain de minuit dans les reflets de la lune.

Fin de la pause déjeuner, il est l'heure de retourner travailler.

lundi, juillet 28, 2008

Des mots qui avancent sur la pointe des pieds ça a une drôle d'allure.
C'est un peu vouté, ça se veut discret mais c'est un peu ridicule.
Et puis les voilà qui traversent quand même la page en claudiquant.
Petits mots maladroits, petits chemins tortueux.
Petits sourires qui les accompagnent.
Encore heureux.

mardi, mai 22, 2007

Il est bien difficile d'écrire pourquoi on arrive plus à écrire. Autant expliquer le silence en parlant ou serrer tendrement l'absence contre soi.
Pour l'envie, nul doute, elle existe encore.
Pourtant je me heurte aux mots qui manquent, je ne sais que mettre après cette virgule.

Alors je mets en suspension quelques points, mobiles décoratifs, le temps de retrouver le fil...

vendredi, mars 30, 2007

Il faut être bien discipliné pour militer,
Surtout que rien ne dépasse,
Les pensées surtout, les mots c’est moins grave.

Il faut croire plus fort que ceux d’en face,
Tu sais, tes voisins à l’œil mauvais,
Ceux qui n’ont rien compris au monde,
A ton monde auquel tu tiens, qui doit changer avec du neuf pour que tout soit comme avant,
Qui doit changer pour mieux te convenir, à toi et à tous les autres, même à tes voisins à l’œil mauvais, solidarité que diable.

Toi le passant, fais bien attention,
Le danger te guette, il faut choisir une direction,
Le mal est caché dans l’ombre, il est dedans, il est dehors,
Quelque part en France, en Europe ou ailleurs,
Il va te manger, te dépouiller, te délocaliser, t’envahir, t’exclure et quand il en aura fini avec toi, il ne restera rien.

Alors choisis et plus vite que ça.

Un choix raisonné calme et serein.
Un choix qui construit.
Tabula rasa et on avance.

Va donc choisir un bulletin, ils sont posés au fond, tout au fond.

Flûtistes mythomanes,
Perdants jamais magnifiques,
Schizophrènes contradictoires,
Œnologues en lie de calice.

Alors ?

mercredi, mars 28, 2007

J’ai fini par me dire que la boucle était bouclée, que je n’avais plus grand-chose à dire, encore moins à écrire, mais peut-être un peu à faire.
Elle m’a dit « tu as fermé des portes pour en ouvrir d’autres », que voulez-vous, elle trouve mes vérités plus vite que je ne les cherchent. C’est donc ça, ma tête est pleine de courant d’air et les portes y claquent à la volée, je ferme, j’oublie, puis j’ouvre à nouveau pour me laisser surprendre.
Que puis-je bien trouver en écoutant à nouveau le faible murmure caché dans les bruits du monde ?
Il va falloir froncer les sourcils et se concentrer bien fort pour oublier un peu le tintamarre de mon cœur.
Il y a bien quelque chose.
Entre les klaxons de la rue et la télévision en sourdine.

Pierre ?

T’as raison petite voix du monde, c’est un chouette prénom pour mon fils.

mardi, mars 13, 2007

J'aime plutôt l'idée de revenir ici. C'est un peu comme revenir dans une demeure familiale depuis longtemps désertée. Les mots comme des meubles, cachés sous des draps blancs poussiéreux, me murmurent quelques souvenirs.
Comment redonner vie à une vieille demeure assoupie ?
J'ai mis un peu de musique pour commencer.
Elle me va très bien cette chanson.

Best things come from nowhere,
I love you, I don't think you care.

lundi, mars 12, 2007

mardi, novembre 14, 2006

Tout petit.